de Suzanne Jacob
Nos larmes s'échappent une à une et tombent
se confondre dans le sable gris à l'orée du regard.
Il n'y a personne ici pour retenir un aveu contre nous,
il n'y a pas d'intrus autre que nous-mêmes.
Si quelqu'un t'éveille, ce sera encore toi.
Si quelqu'un te reconnaît, toujours toi.
Si quelqu'un renonce à l'innocence de la foule
pour trouver l'accès à la réponse qu'il donnera au monde
il sera toi.
Si quelqu'un aperçoit que les étoiles nées autour de sa tête
ont tremblé pour ses pas, il sera toi. Parlons-en lentement,
les étoiles nées autour de ta tête
tremblent de te perdre.