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Publi le mardi 15 novembre 2005

Mardi 15 novembre 2005

de Erik-Axel Karlfeldt

Tes yeux sont des feux et mon âme est d'étoupe.

Détourne-toi de moi avant qu'elle ne s'enflamme

Comme meule à charbon au-dedans de moi-même !

Je suis un violon qui possède en sa boîte

Toutes les chansons du monde,

Tu peux lui faire jouer l'air que tu veux.

Détourne-toi de moi ! Oh, tourne-toi vers moi !

Je veux brûler, je veux me rafraîchir,

Je suis désir et je suis nostalgie,

Je vis sur la frontière entre automne et printemps,

Toutes les cordes sont tendues, laisse-les chanter,

                                                     ivres et folles,

Dans un ultime et magnifique chant, toutes mes

                                                     années d'amour !

 

Tourne-toi vers moi, détourne-toi de moi !

Brûlons tous deux comme un soir d'automne ;

La joie de la tempête transperce votre bannière de

                                                     sang et d'or,

Jusqu'à ce que le vent s'apaise et que je voie

Tes pas s'enfuir au crépuscule,

Toi, la dernière à suivre ma brûlante jeunesse.

 


suricate | Ajouter un commentaire | 2005-11-15 15:11:07
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