un blogue
+ accueil

+ Derniers messages

+ Faites connaître ce blogue

+ archives



+ Un blogue de :
suricate
suricate


+ lectures




+ catégories







Publié le jeudi 26 janvier 2006

Jeudi 26 janvier 2006

d'Aragon

Il est sept heures dix une tasse de menthe

À côté de la pendule en cuir refroidit

 

Je suis seul au matin dont les cendres dormantes

Blanchissent sans pouvoir oublier l'incendie

 

Je parle à haute voix le langage des vers

Comme si je faisais l'essai de ma folie

 

D'où me vient-il ce goût puéril et pervers

D'où me viennent les mots que je lie et délie

 

Qu'est-ce que ce plaisir morose et monotone

Ce passe-temps verbal et qui donc s'y complaît

 

C'est bien moi je m'entends m'interromps et m'étonne

Et de mes doigts mentaux tombent les osselets

 

C'est un jour machinal aujourd'hui qui se lève

Je n'attends que le temps dans la chambre où je suis

 

Le temps s'arrête en moi comme un sang qui fait grève

Et je deviens pour moi comme un mot qui me fuit

 

Allô

C'est toi J'arrive

 


suricate | Ajouter un commentaire | 2006-01-26 09:50:56
Permalien


un blogue