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Publié le vendredi 31 mars 2006

Vendredi 31 mars 2006

de Victor Hugo

 

 

On vit, on parle, on a le ciel et les nuages

 

 

Sur la tête ; on se plaît aux livres des vieux sages ;

 

 

On lit Virgile et Dante ; on va joyeusement

 

 

En voiture publique à quelque endroit charmant,

 

 

En riant aux éclats de l’auberge et du gîte ;

 

 

Le regard d’une femme en passant vous agite ;

 

 

On aime, on est aimé, bonheur qui manque aux rois !

 

 

On écoute le chant des oiseaux dans les bois ;

 

 

Le matin, on s’éveille, et toute une famille

 

 

Vous embrasse, une mère, une sœur, une fille !

 

 

On déjeune en lisant son journal ; tout le jour

 

 

On mêle à sa pensée espoir, travail, amour ;

 

 

La vie arrive avec ses passions troublées ;

 

 

On jette sa parole aux sombres assemblées ;

 

 

Devant le but qu’on veut et le sort qu’on vous prend,

 

 

On se sent faible et fort, on est petit et grand ;

 

 

On est flot dans la foule, âme dans la tempête ;

 

 

Tout vient et passe ; on est en deuil, on est en fête ;

 

 

On arrive, on recule, on lutte avec effort… -

 

 

Puis, le vaste et profond silence de la mort !

 

 

 

 


suricate | | 2006-03-31 14:34:47
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2 Commentaires :

Commentaire écrit le lundi 18 juin 2007 à 06:17:00 (lien)
marie
répons :parce qu\'l n\'y en a pas!
cherche a la fin ou c\'est classé par odre alphabétiuq e et ya la premirèe phrase, on vit onaprle...


Commentaire écrit le lundi 2 avril 2007 à 22:12:30 (lien)
Yahann
Bonjour,

Tout d'abord merci de par vos poèmes de m'avoir ramener à la poésie - ou d'avoir ramener la poésie à moi...

Je suis "tombée" par hasard sur votre blog en effectuant une recherche sur les
suricates !

Une question : Pourquoi ne mettez-vous pas les titres de tous ces poèmes ?

Il serait ainsi beaucoup plus aisé de les retrouver dans les livres... Je suis en effet en train de chercher dans les COMTEMPLATIONS ce poème.

Bon vent.


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